Musique

Mary May
Interview
Festival Solidays (Paris), 27 juin 2014

 

20140604MAMAVG001.JPG

Ce fut l'une des révélations de la 16ème édition des Solidays : Mary May a apporté une note colorée au ciel pluvieux du festival. La chaleur de ses musiques et la sensation de bien être en les écoutant, ont transporté le public du César Circus. Avec un EP dans lequel figure le très bon In this world, Mary May est en route pour les festivals et des salles qu'on lui souhaite grandissantes.

 

- Mary May, quelle est ton histoire ?

J'ai toujours aimé la musique et y suis très sensible. Je crée des morceaux avec des instruments, comme la guitare qui se transporte facilement, ce qui facilite les échanges et permet de faire des jams avec d'autres artistes.

 

- Pour une fille, ça marche la guitare pour draguer ?

(rires) Apparemment, mais sans que je ne le souhaite et ce n'est pas maitrisé...

 

- Il y a pas mal d'influences dans ta musique. Peut-on définir un style musical ?

La couleur est plus dans l'authenticité et la diversité, sans me poser la question du style. La base est afro et reggae je ne peux le nier.

 

- Mary May c'est aussi un groupe...

Oui, Adrien Fontanell au cajon et Matteo Casati à la basse. D'ailleurs dans l'idée de style, un des morceaux dont tu me parlais tout à l'heure se situe dans une sorte de soul en acoustique, difficilement identifiable car traitée avec des percus... Encore une fois, les influences et les envies se métissent pour donner quelque chose de très personnel. Si on ne peut pas mettre de nom dessus ça me plait !

 

- Quel a été le déclic ?

Je ne l'ai pas senti. Je voulais éviter d'entrer dans un système de production où tu signes un truc que t'as pas forcément envie de faire, ça me faisait flipper. Donc, je suis entrée dans nombre de projets et devenue musicienne à plein temps ! Par passion, je ne pouvais pas me consacrer à autre chose. C'est venu comme cela. C'est un peu comme une maladie, je ne concevais pas de vivre sans la musique. Un peu comme la respiration, tu ne te poses pas la question, tu n'as pas le choix.

 

- Les Solidays te donnent envie d'aller voir d'autres concerts ? Des envies de collaborations ?

Oui, Patrice et sa protégée ont écouté ce que je fais, et m'ont proposée de faire une première partie. C'est assez génial des rencontres comme ça. De manière générale, ce festival est important pour nous. Nous sommes fiers et heureux de jouer ici.

 

Propos recueillis par Vincent Gramain

Voir la galerie photos