Musique

Nach
Interview
Festival Fnac Live (Paris), 17 juillet 2014

 

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Retrouver Nach sur scène est un plaisir non dissimulé par le public tant elle est explosive et sensuelle à la fois. Initialement en groupe très électrique, Anna - de son vrai prénom – évolue au gré de ses envies et sa musique esten perpétuelle mutation.Voici quelques années que Nach parcourt les scènes : de l'International à Bercy en passant par l'Olympia lors de premières parties remarquées. Celle de Ours au Café de la Danse en 2011 avait fait l'effet d'une bombe : le public s'était déchainé sur les accords que la talentueuse Nach jouait au clavier. Après une période en duo avec Elise Blanchard, Nach propose désormais une formation en trio avec Lou Rotzinger et David Boutherre. C'est lors des dernières Fnac Live qu'elle a offert ses nouveaux morceaux aux quelques 20 000 personnes présentes pour l'applaudir. Après un EP digital l'an passé, nous attendons avec impatience la sortie de son premier album chez Polydor au début de l’année 2015.

 

- Nach, je t'ai connue alors que tu ambitionnais d'être comédienne, commment en es-tu venue à la musique ?

J'ai baigné dans la musique... on est une famille de musiciens. Je ne pensais pas au début me diriger dans cette voie. J'ai même eu cette idée saugrenue d'être psychologue ! (rires)

 

- Ça t'aurait peut être aidée !?

(rires) Je crois que la musique m'aide beaucoup plus ! Il n'y a pas eu de prise de conscience, mais très jeune j'ai su que je voulais chanter. Un moment fort pour moi, c'est lorsqu'en voiture avec ma mère, elle a mis un disque de Al Green. J'avais douze ans. Cette voix très soul m'a émue et marquée à jamais. Là je me suis dit que plus tard je voulais chanter. Je suis très sensible aux voix.

 

- Je voulais revenir sur les live que tu as pu faire jusqu'à présent : les premières parties dans des salles immenses alternées avec des endroits plus confidentiels. On a l'impression que tout de suite tu as été dans ton élément. C'était naturel pour toi ?

J'ai toujours aimé la scène et me suis toujours sentie bien. Toutefois, il y a eu bien sûr un apprentissage... Il y a des moments plus durs que d'autres : enchainer les dates, la fatigue... il faut être fort psychologiquement, avec pour seul but que le concert soit au top.

 

- Quelle est l'évolution entre le groupe du départ et le trio d'aujourd'hui ?

J'ai composé de nouvelles chansons, beaucoup répété et joué sur de nombreuses scènes. Actuellement, je me dirige vers un son qui me ressemble vraiment et qui m'a toujours fait fantasmé : plus électro, plus rythmique, plus dansant. Je le sentais en moi et j'avais besoin de l'exprimer, je cherchais...

 

- Quels sont désormais les thèmes de tes chansons ?

Ils sont à la fois différents et présents depuis toujours : la vie et l'amour. C'est leur immensité et complexité mêlées qui sont infinies. J'aimerais que mes chansons véhiculent l'idée d'être ouvert et bienveillant, revenir à une certaine simplicité dans les rapports. La surcharge d'infos dans tous les sens et les rapports virtuels font que ça peut devenir oppressant. J'ai une sorte d'appel à la simplicité et aux échanges vrais.

 

- Comment élabores-tu ce premier album ?

Avec beaucoup de nouveaux morceaux et un nouveau son, c'est à dire que là, on va découvrir ce que je veux proposer vraiment. Je n'avais pas les mêmes envies il y a deux ans, et ce sera certainement différent dans le futur, ça évolue tout le temps. Cet album ressemble totalement à ce que je voulais faire, c'est une adéquation parfaite avec ce que je ressens actuellement.

 

Qu'évoque pour toi :

 

Mexico (Luis Mariano)

Oui, je vois où tu veux en venir, je suis allé au Mexique... Mais je vais t'étonner, Mexico ça m'évoque l'enfance : ma belle-mère adorait ces chansons là et les passait pour nous mettre en joie. Ça nous faisait rire.

 

Amor Tambien (Michel Berger, France Gall)

C'est drôle que tu me proposes un titre de France Gall, car en ce moment, les gens qui écoutent les maquettes de l'album, me disent que ça leur fait penser à France Gall dans l'approche.

 

Wake Me Up Before You Go Go (Wham – George Mickael)

J'adore ! C'est les boums, la jeunesse folle, la danse...

- Ça t'arrive encore de te le passer et de sauter partout en l'entendant ?

Me le passer non… mais en tous cas dès que je l'entend en radio je saute partout ! (rires)

 

Propos recueillis par Vincent Gramain

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