Musique

Two Bunnies In Love
Interview
Festival Fnac Live (Paris), 18 juillet 2014

 

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Tout nouveaux sur la scène française, ils n'auront mis qu'une année à se faire remarquer par la profession qui a immédiatement succombé à l'écoute de leur musique. Enchainant les festivals et forts du prix Ricard SA Live, les dates se sont succédées en première partie des plus grands groupes. Un EP arrive dès septembre, le clip Duchesse est visionnable sur le web et le désir de faire un album est palpable. En public les Bunnies in Love donnent tout : leur talent, leur énergie et ce supplément d'âme qui les rend plus qu'attachants.

 

Rencontre avec des lapins amoureux !

 

- Les Bunnies, quel est votre parcours ?

Julien : Au tout début, j'ai monté le groupe avec mon frère Thibaut et rapidement nous avons rencontré Pablo le batteur et son frère Lucas bassiste. Donc deux paires de frères musiciens ! Pour débuter un groupe c'est pas mal... Enfin, Théo nous a rejoins. Nous nous sommes lancés dans l'aventure et il y a deux mois on a remporté le tremplin Ricard SA Live.

 

- Parce que vous avez beaucoup bu ou vous avez très bien joué ? (rires)

Julien : J’suis pas trop anis. Mais on était fiers et heureux d'avoir ce prix.

 

- Quelles sont vos influences ?

Julien : On a toujours été à fond mon frère et moi dans la musique. On a grandi avec les Stones, les Beatles, le Velvet, The Cure...
Pablo : Avec Lucas, nous avons un groupe depuis le collège. Mon père est musicien, donc on a baigné dedans aussi.

 

- La rencontre avec le public : quelles sont les premières scènes ?

Julien : Ça démarre en Normandie, puis dans les caf'conc' de Paris. Nous avons eu la chance « d'ouvrir » avec les Concrete Knives au Nouveau Casino. 2013 a été riche d'expériences. Le prix récent que nous avons obtenu a accéléré les choses et nous avons parcouru toute la France en première partie des Stuck in the Sound. C'est la chance de pouvoir jouer dans des conditions optimales. Aujourd'hui on est là devant l'Hotel de Ville pour le Festival Fnac Live et nous sommes très heureux.

 

- Passer de très petites salles à des festivals de plusieurs dizaines de milliers de personnes en si peu de temps, ça donne le vertige non ? Comment le vivez-vous ?

Pablo : On a eu la chance de pouvoir faire une résidence à la Luciole à Alençon, ce qui nous a permis de nous mettre en condition. Ensuite, grâce à l'équipe de Ricard SA Live nous avons fait les Chantiers des Francos avec Nery Catineau des VRP, en coach scénique, ce qui nous a aidé. Mais, honnêtement ce n'est pas évident de passer des SMAC à l'Aéronef de Lille par exemple.

 

- Concrètement, vous avez dû adapter votre dispositif scénique et votre jeu ?

Pablo : Par la force des choses.

Julien : C'est aussi dans l’appréhension des morceaux et la set-list également. Même si l'on a encore beaucoup à apprendre, nous n'étions pas perdus sur scène pour autant. Nos personnalités sont assez fortes et notre musique colle bien au live.

Pablo : Nous avons fait le choix d'être dans la même dynamique quelque soit les scènes. Ok, il faut amplifier un peu le jeu pour exister dans un immense espace, ne pas être dans la retenue. Mais, nous n'avons pas de déguisements ou une scénographie qui ne nous ressemblerait pas.

Julien : La dimension fraternelle est affective et ça doit transparaitre lorsqu'on joue. Nous sommes plus attachés à cela. J'ai des velléités de travestissements et de déconne, mais pour l'instant on se recentre sur notre jeu, en essayant d'être à la hauteur, on verra par la suite.

 

- Quels sont les thèmes et engagements dans vos chansons ?

Pablo : Nous voulons faire des chansons efficaces en premier lieu. Nous n'avons pas envie d'intégrer de messages politiques, mais de rester dans du « song writting » et d'être contents lorsque nos chansons donnent envie d'être réécouter. Nos engagements sont personnels.

 

- Une chanson en particulier ?

Pablo : Je te parlerais bien de Duchesse qui paraitra dans notre nouvel EP le 15 septembre. Celui-ci passe sur le Mouv' et Oui FM et fédère pas mal, enfin il plait...

 

- De quoi parle-t-il ?

Pablo : C'est l'histoire d'un gamin au XVIIIème siècle à la cour d'Angleterre, qui fantasme sur une duchesse. Elle est un peu délaissée par son mari, genre Lady Di deux siècles plus tard. L'enfant la sollicite et pense qu'il pourrait la prendre sous son aile malgré son jeune âge. Ce sont les aspirations d'un garçon qui aimerait rendre heureuse une duchesse.

 

- Quels sont les projets à venir ?

Julien : Dès septembre nous avons le Café de la Danse à Paris, puis la sortie de l'EP.

 

- Un album se profile ?

Pablo : Malgré les dates de tournée, on essaie toujours de composer et de « maquetter » un peu., de mettre en place de nouveaux morceaux. On bosse sur des nouveaux sets pour la rentrée. C'est vrai que l'idée d'un album pour 2015 fait son chemin. On espère...

Julien : Enregister à Los Angeles aussi !(rires)

 

- Non mais t'imagines : on est passé de Ricard à L.A. quoi ! (rires)

 

Qu'évoque pour vous :

 

Plastic Faces (Stinky Toys – Elli Medeiros et Jacno)

Julien : J'aime assez le personnage. Jacno, mon frère lui ressemble grave.

 

You really got me (The Kinks)

Thibaut : C'est la définition d'un tube efficace en moins de trois minutes ! Chose à laquelle on aspire.

Pablo : J'adore les Beatles ! (rires) Non sérieux, tu précises dans ton papier que c'est une blague, ça craint sinon...

 

Some Girls (The Rolling Stones – Mick Jagger et Keith Richards)

- Je prends une veste avec mes titres aujourd'hui !

Pablo : Ouais mais pas celui-ci.

- D'accord, mais c'est celui que j'ai choisi, alors débrouillez-vous ! Dites que vous kiffez les Stones ou les filles ou ni les uns ni les autres ?!

Julien : Attends, les filles et les Stones pour nous c'est une des recettes idéales de la vie ! (rires)

 

Propos recueillis par Vincent Gramain

 

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